New Worlds

16 juillet.
Au port Tsawwassen de Vancouver, une foule démesurée attend le ferry pour rejoindre l’île Victoria. (Quant à moi je n’y fais que transiter et je poursuis vers l’île de Salt Spring.)
À côté de moi, une dame ouvre son livre :
« New Worlds : Evolving ideas. »
Chapitre : « Art, Ecology and Nature. »

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Nelson – Vancouver

Vendredi 15 juillet, 8h50.
Je monte dans le bus qui relie Nelson à Vancouver.
Le trajet dure environ douze heures.
Arrivée prévue à 21h30.

Inventaire :
Une biche à l’orée d’une fôret.
Le panneau « Wild Life Corridor – Drive Slow ».
Le vert profond des forêts, des lacs.
La banderole « Enfants disparus » affichée dans le hall d’une station de bus où nous faisons une halte.
Les motels à l’américaine.
Les restaurants : « 50’s Dinner ».
Les panneaux « Ice Cream ».
À la pause déjeuner, la serveuse du restaurant ne décolle pas les pieds du sol et court en marchant, si bien qu’on dirait qu’elle patine à petits pas.
La brume qui envahit Coquihalla.
À Kelowna, l’heure et demie d’attente de voyageurs en transfert.
Arrivée à 23h au beau milieu de Vancouver.

Et dans toutes ces petites choses…
Près de Conkle Lake.
Parc Provincial.
Du bord de la route jusqu’aux sommets.
Des arbres noirs, nus, morts, par milliers. Les troncs, comme une armée réduite au silence, se tiennent droits. Sinistre traversée. Paysage dramatique.
Le cœur change de rythme.
Sort de lui-même.
Suit les rivières qui coulent parmi les arbres de cendre.
Cherche l’explication. L’espoir. Le vert.
Des conversations balbutient.
Selon le chauffeur, il y aurait eu un feu l’an dernier.
Un tapis d’herbes et de fleurs sauvages reprend sa place au pied des fantômes sacrés.

Tokyo, l’îlot suspendu (Andretta – Nelson)

30 juin, 9h.
Je fais mes au revoir au village d’Andretta.
Ensuite, c’est l’histoire d’un périple de plus de 60h avec plein de chiffres partout.

1h de route jusqu’à l’aéroport de Dharamsala.
Je me laisse bercer par mes souvenirs.
Je regarde l’Inde, j’absorbe son essence visuelle, la scrute, l’ausculte.
Les éternelles guirlandes de sachets chatoyants en plastique contenant cacahuètes et autres déclinaisons de snacks.
L’intarissable beauté des reflets du ciel dans l’eau des rizières vert clair et des femmes qui y travaillent avec leurs saris rose, orange, rouges, jaunes… Les familles entières parfois s’y mettent. Tradition de joie. Planter, ensemble, les pieds dans l’eau.
Les magasins d’étoffes, les restaurants ouverts sur rue avec les énormes gamelles Continuer la lecture de Tokyo, l’îlot suspendu (Andretta – Nelson)